Nord-Kivu : la société civile dénonce des crimes graves et appelle à une mobilisation urgente pour la paix

La Société civile Forces vives du Nord-Kivu a livré une déclaration alarmante mardi 03 Février mettant en cause les ADF/MTM dans une série d’exactions commises contre des populations civiles.

Selon ce document, enlèvements, recrutements forcés, assassinats ciblés et destructions massives de biens seraient enregistrés dans plusieurs localités, avec au moins 52 personnes tuées à Lubero et 10 autres à Beni, tandis que des habitations, commerces, motos et véhicules ont été incendiés, accentuant la détresse humanitaire dans la région.

Face à cette situation jugée dramatique, la société civile appelle le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’ensemble de la communauté internationale à garantir l’application effective des résolutions 2773 et 2808.

Elle estime que l’inaction ou la lenteur des réponses internationales contribue à l’aggravation de l’insécurité et prolonge inutilement la souffrance des populations civiles déjà éprouvées par des années de violences.

Dans le même élan, les forces vives exhortent les partenaires internationaux, notamment le gouvernement des États-Unis, à veiller au respect strict de l’Accord de Washington, tout en demandant à l’Union africaine de renforcer son implication dans la recherche d’une paix durable en République démocratique du Congo.

Pour la société civile, l’ampleur de la crise actuelle impose des mesures concrètes, coordonnées et immédiates afin d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire.

Au niveau national, un message ferme est adressé au gouvernement congolais, invité à affirmer pleinement son autorité souveraine par le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité.

La coordination provinciale recommande également une implication accrue des élus et de la société civile dans les processus de paix, ainsi que l’intensification des opérations conjointes FARDC–UPDF pour neutraliser durablement la menace ADF/MTM dans l’Est du pays.

Enfin, la population est appelée à demeurer vigilante, à collaborer avec les forces de sécurité et à renforcer la solidarité envers les victimes de la guerre.

La société civile insiste aussi sur la nécessité d’une meilleure prise en charge des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP-Wazalendo), considérés comme des acteurs essentiels dans la protection des communautés face à l’insécurité persistante qui frappe le Nord-Kivu.

Pascal Nduyiri

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